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mercredi 6 avril 2011

Manger cru: les coquilles Saint-Jacques

La coquille Saint-Jacques est un coquillage très prisé.
Elle se consomme souvent cuit, mais il existe aussi des recettes crues.

Personnellement, je n'en ai jamais mangé cuite.

Je la consomme crue et c'est mon coquillage préféré.
(j'aime aussi beaucoup les couteaux et d'autres coquillages comme la palourde, mais qui est très chère, donc que je consomme très peu souvent).

La coquille Saint-Jacques se trouve dans les poissonneries sous deux formes: en coque, c'est à dire que le coquillage est entier, ou décortiquée.

Je trouve que les coquilles Saint-Jacques décortiquées ont vraiment un goût systématiquement déplaisant.

Je me suis questionné sur une telle différence de goût entre le coquillage entier et le coquillage décortiqué.
Il est possible que cela soit dû à la congélation du coquillage décortiqué.
On peut lire sur l'article de wikipedia:
"Étant donné la faible résistance des Saint-Jacques fraîches au transport (par rapport aux moules et huîtres par exemple), les techniques modernes de congélation sont d'un recours utile."




( Image trouvée sur Pratique.fr )



Au contraire du coquillage décortiqué, la coquille Saint-Jacques entière est vraiment divine à consommer cru.

Absolument tout est consommable. Même si les cuisiniers ne retiennent principalement que le pied (couleur blanche) et le corail (couleur orange), et conseillent de jeter les autres parties, elles peuvent être aussi mangées.
Laissez vous guider par vos sens. Goûtez les différentes parties séparément et recrachez ce qui ne vous plairez pas.
Selon les moments, les années, j'ai remarqué que j'étais plus ou moins attiré par l'une ou l'autre partie de l'animal.

Je trouve à chaque partie de l'animal un goût différent. Pour situer le type de goût que j'y trouve: c'est entre le goût de viande en sauce, le goût des apéritifs amuse-gueules salés, le goût de certaines soupes...
Le pied a généralement plus un goût sucré pour moi que les autres parties qui sont goût salé.

On voit sur la photo ci-dessous qu'il y a aussi une partie noire (en haut, au dessus du pied sur la photo). Je l'aime particulièrement en ce moment.






( Image trouvée sur Creafrance)




Une remarque sur les coquillages avancés:
Certaines personnes craignent que les coquillages ne soient pas frais et dangereux. On parle d'intoxication alimentaire.
Personnellement, je mange des coquillages avancés (plus du tout frais) et je n'ai jamais eu de problèmes.
Mais je suis crudivore à 100% et mon organisme fonctionne peut-être différemment avec ce type d'alimentation.

En tous cas, un coquillage comme l'amande de mer frais est pour moi inconsommable. Je le laisse à température ambiante quelques jours avant de le manger.
Je peux le laisser sans problème 15 jours au frigo avant de le consommer.

En ce qui concerne la coquille Saint-Jacques, je l'apprécie énormément bien qu'elle soit fraîche et l'aime tellement que je ne la laisse jamais vieillir dans un frigo !
Je ne sais donc pas ce que ça peut donner si on la laisse maturer.



Menace de disparition:

Dès les années 60, la coquille Saint-Jacques a été menacée.
C'est un coquillage que l'on trouve principalement en Atlantique Nord.
La pêche française a été sérieusement encadrée pour éviter l'extinction de l'espèce.

Voir: Fondation Hulot
"La baie de Saint-Brieuc affiche aujourd’hui un des meilleurs rendements de l’Hexagone et des stocks maintenus."
Et aussi: Eduquebec
"Les temps hebdomadaires de drague sont fixés par chaque gisement de la côte atlantique."


L'une des mesures prises est l'interdiction de la pêche pendant l'été.
La saison de pêche dure environ 7 mois, entre octobre et avril.

Les contrevenants aux différentes directives de pêche perdent leur licence et n'ont alors plus le droit de pêcher ce coquillage.

Ce coquillage repose au fond de la mer. On peut le "pêcher" à la main, dans les zones où le fond marin se découvre à marée basse.
Il est aussi beaucoup pêché par technique de "drague": un bateau laisse trainer des filets marins lestés, qui viennent racler le fond marin.
On peut s'interroger sur les conséquences à long terme de cette technique pour la santé des fonds marins.

jeudi 10 mars 2011

Les dattes, princesses du désert

Mon dieu, comme ce titre est original !
Bon bref, passons.



Les princesses du désert sont à notre époque bien peu respectées. Congelées, passées à la vapeur, chimisées, elles sont très souvent dénaturées. Les traitements thermiques ne sont pas rares et touchent aussi les dattes bio. Il est extrêmement difficile de parier sur la non dénaturation d'une datte. Souvent les dattes "chimiques" se repèrent facilement par une valeur gustative très dégradée ou extrêmement bizarre. Mais on peut tomber sur des dattes qui sont gustativement intéressantes mais qui pourtant ont été chauffées.
Des emails envoyés directement aux sociétés bio qui commercialisent des dattes, m'ont confirmé, par exemple Rapunzel, que leurs dattes étaient passées dans des bains de vapeur d'eau. L'idée pour eux est d'obtenir un produit pasteurisé, et de réhydrater au passage un peu la datte pour la rendre plus moelleuse.
Les congélations chocs servent à tuer certains parasites.



Bref, le plus simple est d'acheter les dattes chez Orkos. Comme ceux-ci négocient directement avec les producteurs, on est sûr d'avoir des dattes qui sont vraiment crues.
Ca devient plus simple de faire l'expérience d'une alimentation crudivore lorsqu'on peut se procurer des aliments qui sont réellement crus !


Tous les amis qui mangent cuit à qui j'ai fait goûter des dattes d'Orkos m'ont fait des retours enthousiastes: ce sont les meilleures dattes qu'il aient mangées de leur vie. La bahri tendre a un succès énormissime.


Orkos commercialise des variétés de dattes très peu connues. Tellement peu connues qu'ils sont les seuls à avoir des photos de ces dattes. Je suis donc allé sur leur site pour leur piquer leurs photos, que vous pouvez voir ci-dessous.


Il y a des medjools et mozafatis, qui sont des variétés moins connus que la deglet, mais tout de même très connues, du moins dans les circuits bio.
Par contre, il y a aussi des rushodia, des sukkari, des tantboucht, qui sont des dattes totalement inconnues en France. Orkos est la seule société à les commercialiser, pour le plus grand bonheur des crudivores.



Pour ceux qui détestent manger des produits exotiques parce que cela a un coût écologique (avion = pollution), je pense que Orkos fait venir les dattes par bateau. Comme c'est de très grosses quantités, et en une seule fois, c'est logique.
Le bateau c'est moins polluant.







Liste des garanties offertes par ORKOS sur les dattes.

 

dimanche 14 mars 2010

manger cru: la noix de pécan


La noix de pécan est une cousine de la noix dite de Grenoble. Elle pousse sous des climats un peu plus chauds: celles que je mange proviennent d'Espagne.

Une caractéristique majeure des noix est d'apporter une grande quantité de lipides, notamment des lipides monoinsaturés et aussi, en moindre proportion, des lipides polyinsaturés.

Ces acides gras sont peu présents dans l'alimentation moderne et pourtant essentiels pour nos organismes.

Bien que sur le papier, les compositions de la noix de pécan et la noix de Grenoble soient proches, il n'est pas rare que l'on puisse se régaler à en manger une variété et pas l'autre. Et inversement.




Source de cette image: www.pecanvalleypecans.com

Comme vous pouvez le voir, l'intérieur de la noix de pécan ressemble de près à celle de nos noix locales.
La forme est la même, elle est simplement plus allongée.

samedi 20 février 2010

manger cru: les noix de cajou

noix de cajou
Source de cette image: Orkos


Les noix de cajou sont des noix exotiques.

Elles sont commercialisées comme les cacahuètes: en apéritifs grillés et salées.

Même dans le commerce bio, les noix de cajou sont cuites. Donc à éviter si vous souhaitez manger cru !

J'ai été surpris lorsque j'étais au Sri Lanka (ma seule expérience actuellement d'un pays tropical), de constater que les noix de cajou vendues sous le terme de "raw", ce qui signifie "crue", n'étaient en fait pas crues.
J'ai eu l'explication de ce mystère un jour où je passais dans un village producteur de cette noix: les sri lankais faisaient sécher leurs noix en plein soleil sur une dalle de béton.
Cela faisait un échauffement probablement suffisant pour exercer une cuisson.

La noix était donc non salée et non grillée, mais cuite par le soleil.

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir des cajous crues, et qui ne sont pas émondées. C'est à dire qu'elles ont encore la petite peau qui les recouvrent lorsqu'elles sont à l'intérieur de leur coque.

Ci-dessous, vous pouvez voir des cajous cuites. Avec un peu d'habitude on peut faire la différence simplement visuellement. La cuisson change un peu la couleur et surtout la consistance de la noix.





Ci-dessou, une noix de cajou coupée en deux: on voit la coque et la partie comestible.


Source de cette image: Wikipedia

jeudi 28 janvier 2010

manger cru: les fèves de cacao

cabosse

Les fèves de cacao sont les graines de la cabosse, que vous pouvez voir ci-dessus.

J'étais personnellement grand consommateur de chocolat auparavant, et ma première expérience avec les fèves de cacao a été décevante, j'espérais retrouver le goût des tablettes de chocolat, et il n'en était rien: cela me semblait très amer, c'est tout.

Maintenant, j'aime bien en mangé de temps en temps: j'y trouve un goût un peu sucré, et toujours un peu amer, mais c'est une amertume que je savoure désormais.

La société Orkos propose des cabosses entières, ou simplement des fèves en sachet, ce qui est moins cher, car on n'a plus à payer le prix du transport de la coque de la cabosse qui est plus lourde que son contenu !

Ci-dessous, les fèves de cacao telles qu'elles me parviennent.


mercredi 27 janvier 2010

manger cru: la noix de macadamia



La noix de macadamia est une noix ronde, avec une coque extrêmement dure. Impossible de la casser avec un casse-noix normal.

Personnellement j'en achète de temps en temps à la société Orkos, qui les importe déjà décortiquées, et emballées dans des sachets sous vide. La conservation est excellente, et c'est moins galère que de les ouvrir soit-même.

Quoique. Ca peut être assez amusant. Orkos vend notamment un système assez économique: un cube de bois avec des trous pré-perforés dedans, où on bloque les noix, il faut qu'elles dépassent bien sûr, et puis on tape dessus avec un maillet. C'est assez ludique n'est-ce pas.

Tiens, petit encart au passage: je parle beaucoup de la société Orkos, mais je ne possède aucun lien avec cette société. Je suis simplement client. Pas actionnaire ! Néanmoins, cela ne me gêne pas du tout de faire de la pub pour Orkos, car c'est la seule société au monde qui soit dirigée par des instinctos. C'est donc logiquement la seule société qui puisse garantir des produits conformes au cahier des charges de l'alimentation originelle instinctive.

Pour revenir aux macadamias: c'est un fruit exceptionnellement riche en graisses. Elle contient près de 80 % d'acides gras !
Et le bonus: une proportion majoritaire de ces acides gras est un cocktail d'acides gras insaturés, ce qui est excellent, puisqu'ils sont essentiels pour notre organisme, qui ne peut les synthétiser lui-même.

Pour la composition intégral, vous pouvez rejoindre le site: La nutrition.fr

On y découvre par exemple que 100g de macadamias contiennent 85 mg de calcium, ce qui est intéressant.
Pour comparaison, 100g de lait entier contiennent 113 mg de calcium (non assimilables!).

manger cru: les olives natures

olives fraîches

Lorsque vous achetez des olives, même en commerce bio, elles ont été saumurées, c'est à dire trempée dans un liquide très salé, et sont donc imprégnées de sel jusqu'au noyau. En plus, en bonus, elles peuvent être pasteurisées par chauffage à 80°. Donc, c'est un produit à éviter.

On le sait peu, mais il est tout à fait possible de manger des olives natures, sans aucun assaisonnement.

Les olives que j'achète ont simplement été cueillies sur l'arbre, puis mises directement dans des cagettes.

Pour éviter les conditionnements faits sur les olives vendues dans le commerce classique, tous les instinctos procèdent ainsi: ils vont directement chez les producteurs d'olives et reviennent avec des cagettes d'olives fraîchement ramassées.

On dit que l'olive est immangeable telle quelle. C'est vrai, et c'est faux.

En fait, ce qui se passe, c'est que les producteurs d'olives ramassent en général leurs olives avant qu'elles ne soient arrivées à maturité. Leurs olives ont alors une amertume terrible, qui rend la consommation impossible.

Par contre, si l'olive est cueillie mûre elle est alors délicieuse, et ne présente pas la moindre trace d'amertume.

La saison 2009 - 2010 a été une saison exceptionnelle pour l'olive française: en effet les mois d'octobre et novembre 2009 ont été très doux. Et pour une fois, la récolte, qui se situe en décembre, a été faite à un moment où les olives étaient mûres.

Lorsque je suis allé chercher ma cagette d'olives fraîches fin décembre, elles étaient très charnues, très juteuses, et avaient un goût délicieux.

Les années précédentes, il avait fallu que je les laisse murir pendant un mois avant de pouvoir en manger.

olives fraîches

On peut voir ci-dessus l'aspect de ces olives fraîches, qui proviennent directement de l'arbre. Récolte 2009: un cru tout à fait exceptionnel !

Pour moi, l'olive mûre a un goût très salé, qui me rappelle le goût du gruyère fondu que je mangeais avec mes pâtes (avant ma période crue actuelle bien sûr !).

C'est un aliment très prisé par les instinctos.

Le seul petit problème est la conservation, qui n'est pas très facile à réaliser. Apparemment, la meilleure méthode serait de les mettre en bocal dès réception, dans des pots très propres, avec des couvercles en bon état.

On peut de cette façon les conserver facilement un an ou plus. Mais si l'olive est mise en bocal alors qu'elle est encore amère, il est possible que lorsqu'on ouvre le pot, quelques mois plus tard, il faille alors encore attendre qu'elle continue sa maturation, qui est re-déclenchée par cette mise à l'air libre.

Si on attend en janvier, voir février, qu'elle soit bien mûre avant de la mettre en pot, alors cela augmente les chances d'avoir un développement de moisissures avant et/ou après mise en pot. Ces moisissures vont encore rehausser le goût, mais parfois c'est le contraire, l'olive perd la richesse de son arôme.

Il faut faire aussi attention: si vous ne mettez pas vos olives en pot, il se peut qu'elles sèchent dans la cagette, sans vraiment bien murir. Il faut donc alors les couvrir pour qu'elles ne perdent pas leur humidité. Mais alors elles risquent de moisir ...

C'est pas tout à fait évident donc !

Je vous conseille les premières années d'acheter seulement quelques kilos d'olives et de faire vous-même toutes sortes d'expériences, avant éventuellement de passer à des volumes plus importants, qui vous permettront d'avoir des olives à disposition toute l'année.

mardi 26 janvier 2010

manger cru: la viande de cheval maturée

viande de cheval

La viande de cheval prend un goût incroyable en vieillissant. On voit sur la photo ci-dessus comment les choses se passent: l'extérieur du morceau, en séchant, noircit. C'est une particularité de la viande de cheval, elle a tendance a noircir plus que les autres viandes.

Par contre, on voit très bien sur la coupe que la viande conserve un très bel aspect. Cette photo a été prise après que la viande soit restée deux mois dans un frigo.

viande de cheval

On distingue sur cet autre morceau ci-dessus l'apparition d'une moisissure blanche. On voit aussi le même phénomène sur la photo ci-dessous.


viande de cheval

L'homme moderne a un à priori défavorable sur les aliments moisis, hormis le fromage, bien sûr. En fait, de nombreux fromages ont de petites moisissures, et cela participe bien sûr à la composition de leur goût.

Lorsque je mange du cheval maturé, comme sur la galerie de photos ci-dessus, je retrouve d'ailleurs des goûts proches de ceux des fromages. La viande, près du centre, a pour moi un goût de parmesan grillé (comme sur les pizzas), un goût très intense et totalement divin.
A la périphérie, la saveur devient plutôt genre roquefort. C'est assez relevé, comme épicé.

Ce type de viande, qui est restée au frigo pendant un ou plusieurs mois, a une odeur forte, assez répulsive pour la plupart des non-crudivores.
Il est assez étonnant pour moi de constater que lorsque j'ai mangé une certaine quantité de cette viande, je n'en sens plus du tout l'odeur prenante, et le goût devient très fade. L'arrêt de la consommation est donc naturel.

lundi 25 janvier 2010

manger cru: les chérimoyas

cherimoya


Les chérimoyas sont aussi appelés chirimoyas.

Ce fruit nous vient principalement d'Espagne, et présente l'avantage d'être un fruit d'hiver.

Sa chair blanchâtre a un goût qui ressemble à celui d'un yaourt sucré. Sympa donc !
Mais il existe aussi des variétés non greffées, pratiquement impossibles à se procurer, qui sont absolument divines.

Personnellement je préfère un autre fruit qui fait aussi partie de la variété des annones: le corrosol. Je trouve qu'il a plus de caractère, et qu'il présente une alliesthésie plus marquée: les changements de goût sont plus prononcés, le corrosol devient assez acide lorsqu'on arrive à l'arrêt instinctif. Le chirimoya reste douçâtre, et facilite la sur-consommation.

Par contre, le corrosol vient de plus loin. D'Afrique. J'en achète de temps en temps chez les commerçants camerounais. Ou à Orkos, bien sûr.




cherimoya

On distingue les graines noires, lisses et luisantes, dans la chair du chirimoya.

jeudi 21 janvier 2010

manger cru: le durian



Source de l'image: itotd.com

Le durian est probablement le fruit préféré des instinctos. Sa saveur profonde, intense, presque fascinante et sa consistance moelleuse, voir même crémeuse lorsqu'il est bien mûr, en font un délice qui surpasse, pour un palais crudivore, toutes les pâtisseries du monde.

Ce fruit a une coque épaisse hérissée de pics, il fait penser à certains animaux préhistoriques !
A l'intérieur, des compartiments abritent les noyaux qui sont enrobés de chair.




La plupart des durians importés en France viennent des pays asiatiques, où ce fruit est prisé, et sont commercialisés dans les boutiques asiatiques.
Ils proviennent de plantations chimiques.
Personnellement j'achète relativement peu de durian, et seulement à la société Orkos, qui offre des garanties satisfaisantes: les durians proviennent de petites propriétés familiales, et ne reçoivent aucun traitement.
Pour limiter les frais de transport, Orkos fait venir le durian déjà décortiqué. Les noyaux sont placés dans des barquettes.




Ci-dessus, une barquette de Morn Thong. Ce fruit est le plus cultivé actuellement. Il a beaucoup de chair autour de ses noyaux. La couleur de ses noyaux tire un peu sur le rouge alors que les autres variétés ont souvent des noyaux de couleur beige.


 


Sur la photo ci-dessus, la différence de couleur n'est pas flagrante, mais tout de même perceptible: le noyau de Morn Thong est à droite.




Ci-dessus, une seconde variété de durian, qui en compte beaucoup, le gradoom. Cette variété a la particularité d'avoir une chair qui tire sur le orange, mais malheureusement la photo restitue mal cette teinte.

Le durian a la particularité d'avoir une odeur tout à fait saisissante. Souvent son odeur est perçue comme nauséabonde. Elle l'est tellement que le durian est, en Asie, souvent interdit de séjour dans les hôtels, les lieux publics, les avions ...

Il est curieux de constater que lorsqu'on pratique le crudivorisme originel, peu à peu la perception du parfum de ce fruit change. Pour dire les choses brutalement, je trouvais à mes débuts dans le cru que ce fruit sentait le rat crevé. Maintenant je lui trouve une odeur de fleur sucrée tout à fait divine.




Sur la photo ci-dessus, c'est une autre variété de durian. Il s'agit du Gahn Yao. L'orthographe est assez aléatoire, étant donné qu'il s'agit de traduction de langues asiatiques, qui n'ont pas le même alphabet que nous. Le Gahn Yao peut donc être aussi orthographié Khan Yeao.
On remarque sur la photo qu'il y a comme une sorte de petite peau au-dessus de la chair. Une peau très fine et très tendre. C'est elle qui fait ces sortes de petites vaguelettes que l'on distinge à la surface.

Pour revenir à l'odeur du durian, j'ai eu un jour la surprise de voir mon voisin de palier en train de discuter avec un agent GDF (Gaz de France): je compris que mon voisin suspectait une fuite de gaz dans l'immeuble. Un peu confus et repentant, je mis fin à ses inquiétudes en expliquant que j'avais un fruit exotique chez moi, le durian, qui était la source du problème !


dimanche 17 janvier 2010

manger cru: la banane plantain

banane plantain

La banane plantain se distingue au premier regard par un calibre hors normes: environ deux fois plus grosse et grande qu'une banane classique.

La banane plantain est utilisée couramment dans les pays tropicaux comme un légume: elle est cueillie verte et utilisée dans des préparations culinaires.

Les instinctos la font au contraire souvent bien mûrir avant de la manger.

Personnellement, j'attends en général qu'elle soit complètement noire, et même dès fois commençant un peu à moisir à l'extérieur.
La chair reste parfaitement saine, même après plusieurs semaines de conservation, et même si la peau présente un aspect repoussant. Suivant l'humidité du lieu de conservation de la banane, une plantain très très mûre pourra être presque liquide à l'intérieur, avec un goût exceptionnellement sucré, comparé par certains à une sorte de caramélisation.
Si l'air est plus sec, la chair aussi. Elle présente alors un goût un peu différent, mais tout aussi sucré.

La plantain est souvent très appréciée des crudivores, c'est une banane qui a vraiment du caractère: son goût est très particulier, très typé, très sucré, et lorsqu'elle est suffisamment mûre vraiment très très intense.

banane plantain

On distingue sur la photo, sur cette banane bien mûre, des petits démarrages de moisissures. Le fruit a mauvaise mine et pourtant c'est à ce moment là, que je le trouve vraiment bon ..

On peut voir sur la photo ci-dessous qu'en fait, même si la peau a noirci ou flétri ou moisi, l'intérieur reste intact.

banane plantain

vendredi 15 janvier 2010

manger cru: la datte deglet nour

datte deglet nour

La datte deglet nour est la datte la plus commune. C'est aussi probablement la datte la plus sélectionnée, donc la variété la plus éloignée des variétés anciennes, sauvages.

De ce fait on ne doit pas trop s'étonner qu'elle soit peu favorable à une alimentation instinctive: les variations de goût sont beaucoup moins nettes qu'avec des variétés plus sauvages.

Comme la plupart des fruits, les dattes ont été sélectionnées pour des palais de "culivores", et de sorte que l'on puisse en manger sans tomber sur un arrêt instinctif trop évident. D'où un effet de "lissage". Le plaisir est plus facile à obtenir, mais il est moins intense.

Bref, c'est une datte sans aspérité, mais qui peut bien sûr être très savoureuse lorsqu'un besoin réel de sucre se fait sentir.

Il faut tout de même noter que les dattes que l'on trouve dans le commerce, même le commerce bio, subissent une liste de dénaturations longue comme le bras, et qu'il serait fastidieux de détailler.

Je vous présente néanmoins ci-dessous la réponse que j'ai reçue d'une marque bio très connue au sujet de leurs dattes deglet nour:

"Bonjour Monsieur,

Nous vous remercions pour votre question et pour l'intérêt que vous portez à nos produits.
Les dattes Deglet nour sont récoltées, triées, congelées choc pour tuer les éventuels insectes présents. Il n'y a aucun ajout de sucre. Les dattes en barquettes de 250 ou 500g sont pasteurisées avant le conditionnement.
Vous trouverez des informations complémentaires dans les pièces jointes sur les dattes et les fruits secs.
Meilleures salutations"

Et dans les pièces jointes on peut voir que la pasteurisation est obtenue par passage à la vapeur d'eau, c'est à dire à 100°.

Donc c'est un aliment cuit.

Si vous voulez pratiquer une alimentation crue, il vous faudra vous méfier des dattes !




- - - - - - -

Autre contact avec un producteur:
Apparemment, les dattes Phoenix ne font pas l'objet de traitements thermiques.
Les producteurs me disent que selon eux le passage à la vapeur d'eau ne sert pas à pasteuriser, mais à rendre les dattes plus moelleuses, et que eux n'ont pas besoin de ce procédé car leurs dattes deglet sont naturellement moelleuses.
Ils ne font pas de congélation choc non plus. Les dattes qui seraient susceptibles d'être parasitées sont écartées lors d'un tri manuel.

samedi 9 janvier 2010

Manger cru: la sapote yellow

sapote yellow peau

Voila un fruit fort intéressant: idéal pour observer les variations alliesthésiques.

En effet, selon les moments, il peut être perçu comme un délicieux nectar pâtissier divinement parfumé, ou bien alors comme une confiture ratée, archi-écœurante de sucre.

Les changements se situent aussi au niveau de la consistance: quelques bouchées de trop, et on a l'impression d'avaler du ciment.

Bien sûr, je parle de mes sensations propres. A vous d'essayer !

sapote yellow chair

La sapote yellow est quasiment absente des circuits commerciaux en France. C'est un fruit tropical peut-être pas assez sélectionné, trop sauvage pour nos palais civilisé !

Il vous faudra chercher du côté des commerçants africains.
Ou bien, comme d'hab', vous pouvez vous fournir chez Orkos

Manger cru: le safou

safou

Le safou est un fruit très prisé par les instinctos: c'est un fruit gras, très consistant, au goût salé.
Selon son état de maturité, il peut avoir des goûts très différents. Personnellement, je lui trouve une sorte de goût de viande (avis pas forcément partagé par d'autres crudivores ! ) et lorsqu'il est très mûr, il me rappelle plutôt le fromage de chèvre.

Selon les variétés de safou (et le moment), j'aime bien aussi manger des parties du fruit qui ne sont pas encore molles. J'apprécie leur goût un peu acidulé.
Le safou mûrit "par plaques". Il peut être parfaitement mûr sur une partie, et rester très dur sur d'autres.

Une petite astuce pour le faire mûrir: le mettre dans un contenant hermétique (un sachet plastique fait l'affaire), afin qu'il conserve son humidité.
Si il reste à l'air libre et manque d'humidité, la maturation peut rater: il reste dur, il sèche, et ne mûrit pas.

Par contre, une fois qu'il est mûr, (il est alors mou) il est possible de le faire sécher.

safou


100g de safou contiennent 22g de lipides. Le safou est aussi gras que l'avocat.

Les safous que je mange proviennent soit d'Orkos, soit de commerçants camerounais. Le safou est en effet un fruit africain.

vendredi 8 janvier 2010

Manger cru: la goyave

goyave coupée
Photo prise sur le site: CaribFruits



Ce fruit est assez connu car il rentre dans la composition de certains jus de fruits des supermarchés, mais il est relativement peu fréquemment disponible en fruit frais.

Il faut absolument sentir au moins une fois ce fruit, qui a une odeur extraordinaire.

L'idéal pour moi est de le consommer bien mûr. Sinon je le trouve un peu trop acide. Mais il peut aussi arriver que cette acidité me soit agréable.

goyave

Ce fruit est très courant, disponible tout au long de l'année sous les tropiques.

Il a une teneur en vitamine C tout à fait exceptionnelle: il en contient 5 fois plus que les agrumes !
Bien sûr il apporte aussi d'autres oligoéléments: potassium, calcium, magnésium ... vous pouvez voir cela sur le site Aprifel.

Le moelleux de ce fruit me faisait penser qu'il contenait un peu de gras, mais en fait la consistance un peu gélatineuse est due à la présence de pectines.

manger cru: la papaye

papaye

La papaye est un fruit qui prend tout son arôme lorsqu'il est bien mûr. L'idéal est bien sûr de le cueillir sur l'arbre alors qu'il est déjà à maturité.

En général, je ne mange pas les petits grains noirs, dont je trouve le goût bien trop épicé. Parfois j'en croque quelques grains avec la chair, ce qui lui donne une saveur un peu poivrée.

A mes débuts de crudivore, je n'en mangeais quasiment pas. Le temps passant, mes papilles sont devenues plus sensibles, et je savoure désormais ce fruit qui me semblait auparavant un peu fade.

papaye

Ce fruit est très répandu sous les tropiques. Sa chair, selon les variétés, va du jaune au rouge, en passant par le orange.

Entre autres oligo-éléments apportés par la papaye, on peut noter que ce fruit est un des plus riches en vitamine C, devant les agrumes et les fraises.

mardi 5 janvier 2010

manger cru: la grenade


la grenade

Ce fruit nous vient principalement d'Espagne, vers la fin de l'automne.

Il était autrefois utilisé pour faire le sirop de grenadine.

Certaines variété de ce fruit sont bien sucrées et d'autres un peu acides.

Le goût des variétés sucrées rappelle effectivement très nettement le sirop de grenadine.

J'ai coupé ce fruit en deux pour la photo: on distingue donc la peau qui est beige. Mais certaines variétés ont une couleur rouge.

Ce fruit est supposé avoir toutes sortes de vertus thérapeutiques, allant même jusqu'à guérir des troubles de l'érection !
Les fabricants de compléments alimentaires l'utilisent pour sa forte teneur en anti-oxydants.
Mieux vaut se régaler en mangeant directement le fruit !

manger cru: les dattes fraîches medjool



Les dattes medjool ci-dessus proviennent d'Orkos.

Elles sont cueillies vers octobre, et arrivent très fraîches. Elles sont délicieusement fondantes et extrêmement savoureuses.

Le producteur attitré d'Orkos se trouve en Californie. Le cahier des charges est drastique, ce qui permet à Orkos de fournir, en autre, l'assurance que les dattes ne sont pas congelées. C'est un procédé très courant, qui permet de tuer les insectes.

On peut noter par ailleurs que des procédés dénaturants sont très souvent utilisés: de nombreux producteurs de dattes pratiquent une pasteurisation - élimination des bactéries - en passant les dattes à la vapeur d'eau (100°), ce qui équivaut à une cuisson.

Cette technique est bien sûr aussi utilisée dans le bio.

Les dattes, comme tous les aliments, peuvent subir toutes sortes de traitements, et ceci même dans le bio: mûrissement artificiel, lavage dans des bains, procédés hygrométriques pour ramollir la chair, trempage dans du glucose ...




 

Je trouve que cette datte est vraiment un must. Je n'en mange pas toute l'année: je la préfère bien fraîche, donc j'en mange plutôt en novembre et décembre, jusqu'à noël.

manger cru: la datte mozafati tendre cristallisée

dattes mozafati tendres et cristallisées

J'achète la datte mozafati uniquement chez Orkos. Je trouve que les dattes mozafati du commerce bio sont nettement moins bonnes.

Les dattes photographiées ci-dessus sont des mozafati d'Iran, qui ont eu un parcours un peu spécial: la société Orkos les a conservées pendant une année entière au froid, vers 1°. Lors de cette conservation prolongée, le sucre de la datte se cristallise. On peut le distinguer sur la photo: ce sont les tâches claires sur les dattes. On voit très nettement sur la datte de droite le sucre cristallisé qui sort de la datte.

Ces cristaux peuvent être un peu durs, un peu craquants sous la dent, ou alors être mélangés à l'humidité de la datte et ils forment alors un coulis de sucre glacé tout à fait irrésistible.

lundi 4 janvier 2010

Manger cru: les arachides décortiquées

arachides décortiquées dans une assiette

L'arachide est une graine qui est contenu dans une coque mince qui se trouve sous terre. C'est une particularité de la plante arachide d'enterrer ses fruits.
Les photos de ce billet ne montrent que l'arachide décortiquée, une fois extraite de son enveloppe.

L'arachide est aussi appelée plus communément cacahuète.

Il faut savoir que les cacahuètes du commerce sont systématiquement cuites. Et salées de surcroit.

Il est possible de trouver des arachides crues, non cuites, dans certains commerces exotiques,  à Orkos, ou dans certaines grandes surfaces spécialisées dans les produits frais.

L'arachide est plutôt cultivée en milieu tropical ou subtropical, mais c'est une plante qui peut aussi s'adapter aux milieux tempérées.

On extrait la très connue huile d'arachide.

On peut noter que les arachides peuvent servir d'engrais vert car elles enrichissent le sol en azote.




Ci-dessus, une première variété d'arachide. Celle-ci provient d'Arabie.



Certains crudivores sont très très friand de cette petite graine.
Il faut savoir que son goût est très différent de la cacahuète grillée.
Et aussi que le goût de l'arachide est bien différent lorsqu'elle est fraîche, puis lorsqu'elle devient sèche.
Personnellement j'ai mangé des quantités assez astronomiques d'arachides lorsque j'ai débuté l'alimentation crue.
Actuellement j'en consomme beaucoup moins.


arachides décortiquées seconde variété

Ci-dessus une seconde variété d'arachide. Celle-là provient d'Indonésie.